Lésion de la coiffe des rotateurs

Définition

La coiffe des rotateurs est située dans l’épaule. Elle comprend des muscles et des tendons qui relient l’os du bras supérieur, ou humérus, à la palette, ou omoplate (scapulum). Ils forment une articulation à rotule qui confère au corps son articulation la plus souple.

L’âge, une mauvaise posture, un traumatisme, et le fait de soulever des charges excessives sont susceptibles d’accroître le risque de lésion de la coiffe des rotateurs.

Une lésion peut entraîner une inflammation des tendons et, si elle n’est pas traitée, leur déchirure.

En règle générale, le repos associé à des exercices de kinésithérapie appropriés contribuent à la guérison d’une lésion de la coiffe des rotateurs. Toutefois, il est parfois nécessaire de faire appel à la chirurgie.

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Symptômes

La douleur et l’impotence fonctionnelle sont les symptômes majeurs de cette pathologie.

La douleur est généralement ressentie au niveau de la tête humérale (moignon de l’épaule). Parfois, elle gagne le thorax et suit le trajet du bras. Elle peut s’accompagner de l’impossibilité de lever volontairement le bras latéralement (impotence).

  • Lorsque la rupture est étendue et complète : la douleur à l’impact est vive et insoutenable. La personne peut difficilement remuer son bras. Tout mouvement de rotation et d’élévation est impossible.
  • Lorsque la rupture est localisée et partielle : la douleur survient plus brutalement en exécutant un mouvement de rotation externe ou en soulevant le bras vers le haut.

Intervention chirurgicale

L’objectif principal de la réparation est de soulager la douleur, améliorer la fonction et retrouver la force.

La rupture de coiffe doit être réparable, sans atrophie significative des corps musculaires, sans arthrose glénohumérale (de l’épaule) et sans capsulite rétractile associée (« épaule gelée »).

La réparation des tendons comporte 2 phases.

La première, chirurgicale, a pour but de remettre le tendon en position correcte sur la tête humérale. L’intervention dure environ 2 heures et nécessite 4-6 incisions (technique arthroscopique) ou 1 incision de 5 cm (technique ouverte), sous protection antibiotique. Le bras est ensuite immobilisé dans un gilet orthopédique pendant 6 semaines.

La deuxième est la guérison du tendon à l’os. Ce processus biologique se réalise dans les mois suivant l’intervention. Durant cette phase, l’épaule doit être protégée.
Le taux de guérison d’une réparation de coiffe varie avec l’âge (plus de 90% pour les moins de 55 ans et plus de 70% pour les plus de 65 ans).
Le taux de satisfaction des patients est élevé ; une guérison partielle est souvent suffisante pour améliorer significativement les résultats.

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Avant l’intervention

 

Le bilan préopératoire comprend des radiographies standards ainsi qu’un examen arthro-IRM ou arthro-CT. Cela permet de connaître la taille de la rupture tendineuse et l’état des muscles restants.

Le patient est reçu, en règle générale, le jour de l’opération, à jeun. L’intervention se fait sous anesthésie générale, éventuellement associée à un bloc des nerfs du bras.

Après l’intervention

Dès le premier jour suivant l’opération, le patient débuter le programme de rééducation.

La durée d’hospitalisation est de 3-5 jours. Les fils sont enlevés au bout de 15 jours. Le gilet orthopédique peut être ôté quotidiennement pour la toilette. Les douches sont interdites tant que les fils sont en place.

Le patient utilisera rapidement votre main et pourra bouger son avant-bras. Par contre, il ne pourra pas utiliser librement son épaule durant les 6 premières semaines, ni conduire un véhicule et aura besoin d’aide pour certaines activités de la vie quotidienne. La rééducation dure 3 à 6 mois à raison de 2 à 3 fois par semaine.

Risques de complication

Malgré leur faible fréquence, des complications peuvent survenir:

  • La raideur de l’épaule : possible durant les premières semaines, elle se rencontre plus souvent si l’épaule était déjà raide avant l’opération. Le programme de rééducation permet en général de la traiter.
  • La récidive de déchirure : assez rare, elle survient plus facilement si la déchirure initiale était de grande taille, rétractée et ancienne. L’âge et la cigarettes en augmentent le risque.
  • L’infection : c’est une complication grave et heureusement très rare. Elle nécessite parfois une nouvelle opération et un traitement par antibiotiques.
  • Les lésions neurologiques et vasculaires : très rares, mais c’est une complication toujours possible.

Récuperation Rapide Après Chirurgie

Elle permet une optimisation de la prise en charge du patient, en réduisant la durée d’hospitalisation
et en permettant une réhabilitation plus rapide et plus efficace.

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